Expression politique du groupe d’élus Vivre à Treillières – Supplément 2e trimestre 2019 – Bilan de mandat 2014/2020

Chère lectrice, cher lecteur,

la majorité nous a « offert » 2 pages pour faire notre bilan de ce mandat. Nous avons relevé le défi mais en préambule, nous faisons 2 remarques.

Ce magazine n’est pas un magazine d’informations mais une publicité sur le travail de la majorité depuis 5 ans. Et pourtant, il est financé par tous les contribuables, qu’ils se sentent représentés par la majorité ou l’opposition. Nous trouvons anormal qu’il nous soit laissé une place aussi faible : 2 pages sur 22 à 24 pages, soit 10% du total alors que l’opposition représente plus de 40% de la population (au regard des suffrages de 2014).

Après la vingtaine de pages colorisées et illustrées du bilan de la majorité, vous nous pardonnerez le côté austère de notre présentation, mais nous n’avons pas d’autre possibilité.

En 2 pages, il est impossible de vous développer tout notre travail. Sachez que notre rôle d’opposition a été, depuis 2014, de défendre l’intérêt de notre belle commune, en travaillant chaque dossier. Nous pensons l’avoir fait avec rigueur et honnêteté : deux valeurs qui nous structurent !

Le bilan de la majorité ? Pas de réelle communication, pas de concertation !

L’art du fait accompli est une caractéristique de l’action de la majorité. Cette vision autoritaire du pouvoir, dépassée, nous nous y sommes fermement opposés. Nous avons informé régulièrement les Treilliérains lorsque des projets allaient métamorphoser leur quartier. Les cas de la suppression de l’espace vert dans le bourg ou de la construction de 2 immeubles à la Ménardais sont révélateurs et connus de beaucoup d’entre vous. Ces projets ont été évités parce que vous vous êtes ensuite mobilisés. L’issue de ces 2 dossiers nous montre que plus d’information et plus de concertation, c’est ce que vous attendez.

Le manque régulier d’informations en conseil municipal nous a souvent gêné dans nos prises de décision. Nous avons malgré tout pu repousser certains votes. Les associations ont appris aussi régulièrement des informations sans concertation au préalable. Dernier exemple, en juin dernier, c’est en réunion municipale avec toutes les associations que certaines d’entre elles ont pris connaissance des locaux qui leur étaient attribués à la rentrée prochaine sans que cela corresponde à leurs besoins. Ce n’est plus supportable que la municipalité travaille ainsi seule dans son coin.

Peu de démocratie locale, peu de transparence

Un autre volet de la démocratie locale est la transparence sur l’action municipale, point sur lequel notre vigilance a été sollicitée anormalement durant tout ce mandat. Quelques exemples :

Le transfert des pouvoirs de polices spéciales du maire (2014) a été caché jusqu’en 2016, date à laquelle nous avons dû le faire admettre au maire en conseil municipal.

La découverte qu’une partie d’un terrain municipal avait été « ajoutée » au jardin d’un riverain, un proche du maire. Par notre pression, une clôture a été posée. Trouvez-vous normal toutes ces cachotteries ?

Le maire a toujours refusé de communiquer les chiffres de la délinquance sur la commune. Emmanuel Renoux a dû rencontrer directement le colonel de gendarmerie pour avoir des données. C’est d’autant plus ridicule que les chiffres sont bons : les caméras auraient selon les forces de l’ordre fait baisser la délinquance. Sur la vidéosurveillance, la technique reste malgré tout à revoir : la canicule vient de mettre hors service une bonne partie des matériels en mairie qui gèrent tout le réseau de caméras.

Un foncier dilapidé : nous avons dénoncé l’opacité de la vente des terrains du quartier devant la mairie : aucun appel d’offres ni mise en concurrence. C’est un manque à gagner réel pour la commune qui ne sera compensé que par vos impôts.

Deux dossiers emblématiques de cette « façon de faire »…

Nous avons mis à jour le manque de transparence de la municipalité sur 2 dossiers beaucoup plus graves, qui ont choqué beaucoup d’entre vous.

Une décharge municipale illégale : tous les déchets des aménagements du bourg depuis 2014 ont été stockés sur un terrain municipal et consciencieusement recouverts de milliers de tonnes de terres. Un hippodrome aménagé sur une zone humide : nous avons aussi découvert la création en toute illégalité d’un hippodrome au Pigeon Blanc par une association, et où la mairie pourrait être directement impliquée.

Ces 2 affaires font quand même l’objet de plaintes et d’enquêtes des forces de l’ordre. Celle de l’hippodrome a été transmise au parquet et est sur le bureau du procureur de la République.

Développement durable, le grand écart entre le discours et la réalité

Tout ce mandat, nous avons mis en avant notre souci du développement durable. Nous avons demandé à orienter la cantine municipale vers plus de bio-local : mais les derniers chiffres que nous avons montrent que la commune reste aux minima exigés.

Jusqu’en 2012, la commune appliquait le 0 phyto après en avoir signé la charte. Depuis… Aucune communication sur ce sujet.

Nous avons été très attentifs à la qualité énergétique des nouveaux bâtiments construits. Nous reconnaissons que la nouvelle école maternelle en a l’ambition mais le label Effinergie+ n’a toujours pas été délivré au bâtiment. Pourquoi ? Mystère… Sur le pôle enfance, nous sommes fiers d’avoir insisté : après mesure des performances énergétiques, largement insuffisantes, nous avons appris que la mairie va se retourner contre le concepteur.

Le changement de chauffage de la piscine, initialement prévu au bois, a été décidé en début de mandat par la nouvelle majorité intercommunale : contre notre avis, le gaz a été choisi. Aujourd’hui, l’augmentation des tarifs du gaz confirme que c’était une erreur et cela va se traduire dans les tarifs que vous allez payer.

Nous avons échoué à faire modifier le système de chauffage de la médiathèque (climatisation, produisant beaucoup de gaz à effet de serre) et à en faire installer un dans la nouvelle halle aux raquettes. Ce dernier équipement est un véritable échec : salle non étanche (encore en mai et juin dernier, fuites d’eau à chaque gros orage), pas de chauffage (très froid l’hiver et condensation d’eau au sol), absence de douche. Au-delà de la joute verbale sans intérêt entre la majorité et nous, ce qui nous intéresse, c’est ce que vous en pensez en tant que contribuables (un tel investissement pour de tels résultats ?), mais aussi ce qu’en pensent les utilisateurs. Vous en connaissez ? Demandez-leur ce qu’ils en disent…

Fin mai, nous avons dû rappeler au maire l’engagement que toute son équipe avait pris en 2016 : « il n’y a aura pas de cultures avec pesticides autour de la nouvelle école maternelle ». Et finalement : promesse non tenue ! L’école maternelle est bordée de cultures de céréales avec traitement aux pesticides à 5 mètres de la clôture. Tout en restant légal, cet engagement non tenu est intolérable. N’êtes-vous pas d’accord pour interdire les pesticides à 150 mètres des lieux de vie ?

Le bourg bétonné que le sommeil guette…

La commune s’est beaucoup – trop ! – développée depuis 5 ans. L’aménagement du territoire : encore un sujet sur lequel nous avons montré nos différences. Face à l’augmentation de la densité et de la circulation, nous avons proposé la création du parking près du château – retenu – et quelques stationnements de plus place de la mairie – à voir cet été -.

Nous avons régulièrement demandé à faire installer un peu de tertiaire – des bureaux – dans le bourg pour le faire vivre dans la journée : toutes les entreprises n’ont pas besoin d’une exposition dans une zone d’activités ou un centre d’affaire. Mais la majorité a privilégié le logement, transformant encore davantage notre bourg en banlieue-dortoir. Voulez-vous que cela continue ?

Nous avons proposé de transformer la bibliothèque en petit centre de co-working : une plate-forme de travail pour les travailleurs indépendants. Mais la municipalité a préféré créer un espace de vente pour les producteurs locaux alors que d’autres solutions existaient pour cela.

La municipalité a créé le marché du dimanche. C’est une bonne chose et sa réussite le confirme. Nous avons la chance d’avoir un bourg avec des commerces de proximité. Il faut les protéger ! Et c’est pour cela que nous avons émis de grosses réserves sur les enseignes commerciales qui vont s’installer près du Super U : elles vont à coup sûr menacer et fragiliser nos commerces de proximité du centre bourg !

Nous avons aussi fait des propositions sur l’aménagement des routes : à Ragon (pistes cyclables et abris vélos sécurisés), nous avons été entendus. Côté routes, les kilomètres de bitume et bicouche neufs sont au rendez-vous. Mais la plupart des investissements routiers n’ont concernés que le bourg, notamment pour l’avenue de Gaulle. 1,3 millions d’euros dépensés sans aucune participation des promoteurs pour les 200 m de cette rue… C’est trop ! Les seuls villages réellement concernés par des aménagements routiers sont Garambeau et La Ménardais. Et nous restons critiques sur ce dernier aménagement : la municipalité s’est contentée de dérouler du bitume à La Ménardais sans réellement aménager cette traversée avec des éléments donnant du cachet au village. Beaucoup d’entre vous qui habitent ce village sont venus nous le dire.

Les services publics ne suivent pas

Nous avons à cœur de défendre les services publics offerts par la commune. Et malheureusement, nous avons été très régulièrement en conflit avec la municipalité. Dès 2016, cette dernière a tenté de réduire les libertés publiques par un arrêté interdisant les rassemblements de personnes sur l’espace public. Cette décision a concrètement visé les jeunes, interdits de se retrouver dans nos rues. Emmanuel Renoux a attaqué en référé cet arrêté municipal disproportionné, et le tribunal administratif  l’a suivi en annulant cet arrêté. Cette décision fait dorénavant jurisprudence nationalement.

Depuis le début d’année, la municipalité communique beaucoup sur « la jeunesse ». Mais que constate-t-on ? Le service animation jeunesse (SAJ) a carrément été fermé depuis 2 ans. Il n’y a plus de local pour les jeunes, ils tournent d’ailleurs le dos à la commune : l’escape-game organisé en mai a été déplacé à la rentrée faute de participants. Vous êtes nombreux à avoir du mal à inscrire vos enfants au centre de loisirs. L’accueil des moins de 3 ans aux écoles publiques a été supprimé en 2015 et a seulement rouvert à la rentrée sans quoi la nouvelle école maternelle allait fermer une classe.

Alors que la population a fortement augmenté, oui, les services publics ont régressé depuis 5 ans.

Une gestion en « bon père de famille » qui creuse la dette

La vingtaine de pages de ce magazine va se faire une joie de détailler tous les investissements réalisés par la municipalité depuis 5 ans : 33 millions d’euros. La situation financière de Treillières nous préoccupe. En 2014, la commune avait hérité d’une situation financière saine qui offrait beaucoup de possibilités d’investissements : 4,5 millions de dettes soit 560 euros par habitant (850 euros/hab pour les communes équivalentes à Treillières). Six ans après, la promesse d’une gestion dite « En bon père de famille » d’Alain Royer sera bien dégradée : 33 millions d’euros ont été investis, 8 millions d’euros empruntés, une dette qui augmente fortement à 9,1 millions d’euros, soit 990 euros par habitant ! Certainement dans ce magazine, l’adjointe aux finances nous assurera que ce n’est pas grave, que les taux d’intérêts sont bas, que la situation va se régulariser. Est-ce bien certain ? Nous avons fait nos calculs : il faudrait diviser les investissements par 2 sur tout le prochain mandat, et donc limiter les emprunts à 4 millions d’euros, si nous voulons que la situation redevienne raisonnable en un mandat. Le risque d’une réduction forte des capacités financières pour les années à venir est réel !        

Des élus d’opposition qui ont tenu toute leur place

Depuis 2014, nous ont effectué un gros travail et tenu une place importante au sein de la commune. Nous avons assuré pleinement notre rôle d’opposition, toujours très présents dans tous les groupes et commissions de travail, et bien entendu en conseil municipal où nous sommes toujours intervenus.

Nous viendrons très prochainement à votre rencontre pour être au plus près de vos attentes et vous faire part d’un projet alternatif en phase avec son époque, dynamique, écologiquement responsable et attrayant où il fait « bon vivre à Treillières ». Vous retrouverez tous les éléments factuels détaillant nos propos dans nos newsletters disponibles sur notre site internet www.vivreatreillieres.com.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.