L’Infolettre de Février 2019

Février trop doux,
La Ménardais en courroux !


Au sommaire :

  • Un projet de 2 immeubles en plein cœur de La Ménardais
  • Réaction unanime des riverains : NON aux immeubles !
  • Compensation à l’annulation de l’aéroport NDDL : le FLOP des dirigeants de la CCEG
  • 2000 euros par hectare par habitant par an : l’économie grâce aux zones humides
  • Les badges d’entrée aux salles de sport : premier bilan mi-figue mi-raisin
  • Les travaux à la Ménardais : ça ne passe pas !
  • Pôle enfance : ce qui n’est pas dit dans le magazine municipal
  • Décharge illégale : visite libre lors du Trail’R Run
  • Un peu de comptabilité ?
  • Amazon à Grandchamp ? Et si on en discutait…
  • La photo du mois…
  • Visitez notre site internet !

Un projet de 2 immeubles en plein cœur de La Ménardais

Fin janvier, nous avons alerté par un tract les habitants de la Ménardais que le projet des 2 immeubles prévus derrière l’arrêt de bus Lila Premier va complètement dénaturer le village.

A l’automne dernier, la majorité a présenté aux élus de l’opposition le projet de construction de 2 énormes immeubles rue de Nantes, en plein cœur du village de la Ménardais. Dès cette commission, l’opposition a donné un avis très négatif sur ce projet. Lors du conseil municipal de décembre dernier, le sujet est venu dans les débats. L’opposition a redit son désaccord. La majorité s’entêtant à soutenir ce projet, nous avons distribué fin janvier un tract afin d’informer les habitants.

Notre permanence digne d’une réunion publique !

Nous avons tenu une permanence pour expliquer le projet le samedi 2 février et des dizaines de personnes sont venues vers nous pour en savoir plus.

De quoi s’agit-il ? 33 logements avec une densité de 75 logements à l’hectare (soit 2 fois plus que dans le bourg), 76 places de parking, un des bâtiments à 12m de hauteur, une grange en pierre rasée… Un projet en totale contradiction avec son environnement et le cachet de « village » de La Ménardais.


Réaction unanime des riverains : NON aux immeubles !

« L’urbanisation de La Ménardais, d’accord, mais pas comme ça ! »
Tous les habitants du quartier sont du même avis. Ce n’est pas ce type d’habitat qui doit se construire dans le village.

La hauteur des bâtiments, le volume des bâtiments, le nombre de logements, la circulation du flot de voitures, la sécurité des piétons et vélos, sans oublier l’écoulement des eaux pluviales sur les parcelles voisines… Beaucoup de sujets inquiètent les habitants.

Aucune concertation avec les riverains.
A quand un  » Grand Débat… de quartier  » ?!?

Le village de La Ménardais mérite mieux que ce projet bien trop urbain pour un village. Les habitants sont très attachés au cachet de ce quartier comme l’a montré le succès de la journée du patrimoine dans ces mêmes rues en septembre dernier.

Apparemment, tout un collectif d’habitants et de riverains souhaite se mobiliser pour faire annuler ce projet et reprendre à zéro une urbanisation respectueuse du village sur les parcelles concernées. Nous soutiendrons évidemment cette initiative si elle se concrétise et contribuerons aux bonnes idées pour bien vivre à La Ménardais.


Compensation à l’annulation de l’aéroport NDDL : le FLOP des dirigeants de la CCEG

Après l’abandon de l’aéroport de Notre Dame des Landes, toutes les collectivités concernées ont rassemblé leurs demandes de compensations dans un document porté par la Région : le Contrat d’Avenir. On vient d’avoir la réponse pour la CCEG…

RIEN !

Le document rendu par le gouvernement et adressé à la Région et à toutes les collectivités concernées fait 19 pages décrivant 38 projets choisis parmi tous ceux proposés par les collectivités. Pas une seule fois dans ce document le mot CCEG n’est cité. Aucun des projets proposés par notre intercommunalité n’a été retenu.

A qui la faute ? Le gouvernement… Il a sans doute une part de responsabilité puisque ce sont ses choix. Mais nous nous demandons quand même si le dossier déposé par les élus de la CCEG (président et vice-présidents) était bien monté et suffisant pour susciter l’intérêt de l’Etat. Dans ce genre d’exercice, on sait bien que la concurrence entre collectivités est grande et qu’il faut démontrer sa motivation. Mais force est de constater que le rendez-vous est manqué pour tout notre territoire et c’est un désaveu cinglant de nos élus aux responsabilités de la CCEG.


2000 euros par hectare par habitant par an : l’économie grâce aux zones humides

Le rapport 2017 sur notre eau potable atteste que sa qualité est assez bonne.

Mais attention, la vigilance est de rigueur.

L’eau potable, son réseau de captation, de distribution, sa qualité, font l’objet tous les ans d’un rapport. Pour l’année 2017, il a été présenté aux élus. Pour beaucoup d’entre nous, c’est l’eau que nous buvons tous les jours. 1er constat : sa bonne qualité est au rendez-vous. Mais il faut rester vigilant sur sa qualité physicochimique sur laquelle il y a eu quelques alertes. E. Renoux a profité du conseil municipal pour rappeler qu’une bonne eau potable est la conséquence d’un bon cycle de l’eau sur le territoire où on la puise. Et dans le cycle de l’eau, il y a les zones humides. On nous demande parfois, « mais à quoi servent les zones humides, on ne peut rien en faire ». Les zones humides sont les meilleurs purificateurs naturels pour garantir une bonne eau potable.

Les zones humides diminuent notre facture d’eau : qui l’eut cru ?

Dernièrement, le Commissariat Général du Développement Durable a publié une étude qui explique que les zones humides ont un pouvoir d’épuration qui permet une économie du traitement de l’eau estimée à 2000 euros par hectare par habitant et par an. Encore un élément qui montre que les 4 hectares de zones humides comblés au Pigeon Blanc sont graves et préjudiciables pour notre bien-être.


Les badges d’entrée aux salles de sport : premier bilan mi-figue mi-raisin

Après plusieurs mois de report, les utilisateurs des salles de sport y accèdent dorénavant avec des badges. Qu’en pensent-ils ?


L’utilisation en journée par les écoles et collèges des salles est très satisfaisant. L’ouverture des accès par petits créneaux horaires est adaptée à l’utilisation réelle. Elle limite vraiment les entrées « non désirables ».

Par contre, en fin de journée pour l’utilisation des salles par les associations, certes le badge fonctionne, mais beaucoup constatent qu’il ne sert pas à grand chose dans les faits. Pourquoi ?

En effet, les allers et venues sont continuels de 18H à 22H. Etant donné qu’il y a beaucoup de monde à utiliser les équipements, il y a toujours quelqu’un pour vous ouvrir les portes même si vous n’avez pas de badge, et sans vérifier pourquoi vous voulez rentrer… De plus, les badges devaient gérer également les éclairages, mais ça ne marche toujours pas.


Les travaux à la Ménardais : ça ne passe pas !

Les travaux à La Ménardais sont incompréhensibles. Faits, défaits, refaits… Des zigzags et malgré tout, camions et bus toujours prêts à se toucher les rétroviseurs.
Est-ce sérieux ?

Après une première tranche de travaux plutôt conforme à ce qui était prévu, les aménagements en cours à La Ménardais virent à la farce. Sauf que ce n’est pas drôle. Personne ne comprend ce qui se passe sur le tronçon direction le bourg de Treillières. Le linéaire a été repris et zigzague bizarrement. Les accotements et les reprises de bitume sont assez mal faits et ne font pas penser à des travaux « neufs ». Les camions sont toujours obligés d’être quasiment à l’arrêt pour se croiser. Les traces de pneus sur les bordures en disent long. Le trottoir arrivant rue des Ecureuils est mal fini. Côté descente, le demi-haricot ne fait que provoquer l’accélération des voitures… Juste à l’endroit où les piétons et 2 roues sortent de la piste cyclable ! A l’embranchement rue de La Loeuf, le trottoir passe de 3 m à moins d’1 m : un petit parapet est sensé éviter aux cyclistes de tomber 1,5 m plus bas ! Tellement efficace que des grilles provisoires ont été mises. Des riverains auraient déjà des problèmes d’écoulement des eaux pluviales… Bref, ces travaux pourtant nécessaires et attendus ne paraissent pas bien performants. Qu’attend la mairie pour s’expliquer clairement devant les habitants du quartier ?


Pôle enfance : ce qui n’est pas dit dans le magazine municipal

Le pôle Enfance-Solidarité vient d’être inauguré : des équipements tout neufs, des espaces agréables, c’est vrai. Mais aussi de très gros défauts, qu’on vous détaille…

Un des derniers magazines municipaux détaille en long et en large le nouveau pôle Enfance-Solidarité construit à côté de la mairie. Pour la petite histoire, il faut rappeler que cette infrastructure communale a fait l’objet d’un vif débat et contre-projet de notre part il y a 3 ans. Nous avions proposé de réhabiliter et rénover l’ancien centre de loisirs qui s’y trouvait, bâtiment du XIXe siècle et ancienne école sous la 3ième République. La mairie avait tranché en rasant tout et promettant que son nouveau bâtiment coûterait moins cher. C’est sûr, il a coûté moins cher puisque, depuis, on sait que la démolition n’a rien coûté étant donné que les centaines de tonnes de démolition ont été consciencieusement et discrètement dépotées en plein milieu de notre campagne…

Le nouveau bâtiment était présenté comme respectant la règlementation thermique 2012 et nous avons demandé à le vérifier. Des tests ont été organisés : nous y étions. Qu’a-t-on constaté ?

Les tests d’étanchéité du bâtiment : recalé !

Les passages de câbles et les baies de brassage n’étaient pas calfeutrées (donc non conformes), des gaines non étanches, des cloisons apparemment non étanches et dans l’impossibilité de le vérifier,…. Bref, un fiasco ! Si bien que les tests d’étanchéité n’ont pas pu se dérouler. Aucune certitude sur la qualité énergétique de ce bâtiment n’est donc garantie.

Il est évident que vous n’aurez pas ce genre d’informations dans le bulletin municipal…


La décharge illégale :
visite libre lors du Trail’R Run

Le parcours 13 KM du trail organisé à Treillières le 20 janvier longeait la décharge illégale. Les 282 coureurs ont « admiré » de près les 10000 T de déchets déposés par décision de nos élus.

Le 20 janvier, le club Treillières RUN organisait un trail – le TRAIL’R Run- avec 2 parcours : 13 KM et 25 KM. Ce fut un succès : 600 participant(e)s et une parfaite organisation, reconnue de tou(te)s. Le parcours des 13 KM avait sa petite singularité… Il passait par la parcelle au pied de la décharge illégale découverte par les élus de l’opposition au printemps 2018. En effet, le tracé de la course passait le long du monticule de 5 à 6 M de haut de déchets en tout genre déposés depuis 2014 et consciencieusement tassés et recouverts de terre. Les 282 coureurs du parcours ont pu se rendre compte de l’énormité de l’affaire.

Rappelons que 10.000 T de déchets -notamment tous les chantiers municipaux, démolitions, et autres…- ont été déposés par décision des élus de la majorité depuis 5 ans. Et toute illégalité puisque le site n’est absolument pas fait pour cela. Une plainte a été déposée et l’enquête est instruite par la gendarmerie. A aujourd’hui, nous ne savons pas vraiment où en est cette enquête. Les services de l’Etat ont contraint la mairie à entamer une procédure pour évaluer les pollutions et nettoyer le site, mais les élus majoritaires et services municipaux restent bien discrets à ce jour pour savoir où ils en sont…


Un peu de comptabilité ?

Vous êtes certainement très friand de comptabilité publique ! Nous aussi, et nous voulons en savoir plus sur celle de la restauration scolaire…

Depuis 4 ans, nous demandons des explications détaillées sur les coûts de la restauration municipale. En effet, la commune a la chance d’avoir une cuisine centrale qui prépare les repas pour les scolaires de toutes les écoles primaires et du collège privé, et aussi ceux du portage à domicile. Nous voulons avoir une étude des coûts par type de repas notamment pour comprendre le prix de vente des repas qui a été fait au collège privé. Cela s’appelle de la comptabilité analytique. 4 ans que nous le demandons… La mairie nous annonce la présentation de cette étude cet automne, et lors de la présentation… rien à se mettre sous la dent (!). Que des chiffres globaux pour la cuisine centrale, rien de ciblé, et donc aucun contrôle de gestion possible. Selon nous 2 explications possibles : soit le logiciel acheté exprès pour cela en 2014 n’a pas été livré avec son mode d’emploi, soit la mairie n’a vraiment pas envie de partager ces chiffres avec l’opposition…


Amazon à Grandchamp ? Et si on en discutait…

On annonce l’implantation à quelques km du bourg du centre logistique d’Amazon pour tout l’ouest de la France. Une chance ? Une horreur ? Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?

C’est dans la zone de l’Erette à Grandchamp des Fontaines que s’installerait une plateforme logistique d’Amazon. Les entreprises concernées réfutent, les élus confirment à demi-mots… Un vrai feuilleton ! 1700 emplois, des dizaines et des dizaines de milliers de m2 de constructions, du boulot pour les sous-traitants… Les yeux brillent pour certains. Pour d’autres, c’est une activité économique qui en tue une autre (le commerce de proximité et l’économie circulaire) et qui donc condamne encore plus nos communes à des cités dortoirs. Certains avancent aussi le fait que cette entreprise ne paie pas d’impôts en France alors qu’elle profite tellement de nos infrastructures routières pour son activité… Alors que doit-on en penser ? On voit bien que des arguments sont dans chaque côté de la balance.
Et vous, que pensez-vous ? Croyez-vous qu’il faut en débattre ?

Pour nous la question se pose. L’actualité nous montre bien qu’il faut parfois regarder plus loin que le bout de notre nez : dans les années 90, il fallait acheter des voitures diesel. C’était LA solution. Et maintenant, on voit où cela nous a entraîné. La Norvège a pris une toute autre direction à la même période sur ce sujet.

Et pour l’emploi local, Amazon est-elle LA solution ?

A vous lire…


La photo du mois…

Le général »e » de Gaulle doit se retourner dans sa tombe !

Il est vrai que pour une médiathèque, l’orthographe n’est pas forcément la chose à laquelle on fait le plus attention…

Décidément le sort s’acharne sur la médiathèque. Après l’obligation de dessiner cette médiathèque selon les seules contraintes du promoteur et de la forme des logements au-dessus, après l’oubli du coût des ouvertures extérieures dans le budget, après le choix d’une ventilation de type galerie marchande (« à cassette »), maintenant une grossière erreur d’orthographe sur notre Général de Gaulle !

C’était le petit clin d’oeil du mois…


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