L’Infolettre d’Avril et Mai 2019

Avril tempétueux pour la municipalité,
mai délicieux avant l’été ? 


Au sommaire :

  • Inauguration des écoles : une belle fête pour… presque … tous
  • La fermeture de classe à la nouvelle école maternelle ne devrait pas avoir lieu
  • Immeubles à La Ménardais : une mobilisation sans précédent
  • Protection du cachet de La Ménardais : ce n’est pas gagné
  • La ZAC de la Belle Etoile a-t-elle perdu sa bonne étoile ?
  • La majorité s’intéresse – trop tard ! – à un réseau de chaleur dans le bourg
  • Etanchéité à l’air du Pôle enfance : CLAP de FIN !
  • La Médiathèque : des milliers d’années de gaz à effet de serre dans la climatisation
  • Vote contre une subvention à une association… qui fait son travail !
  • Quand INSTAGRAM se mêle de développement durable…
  • Visitez notre site internet !

Inauguration des écoles : une belle fête pour
… presque … tous

Le 23 mars, la commune inaugurait la nouvelle école maternelle P.Kergomard et les extensions et travaux dans les 2 autres écoles primaires publiques, J.Fraud et A.Vincent.

Une nouvelle école, c’est toujours une fête. C’était le cas le 23 mars pour l’école maternelle Pauline Kergomard. Après les discours, une fanfare a animé sous un beau soleil la rue E.Sébert. La visite de cette nouvelle école a permis de constater la qualité de la construction et des aménagements. Plusieurs échanges avec les utilisatrices ont atténué notre crainte sur l’utilisation du hall d’entrée comme espace de motricité. Apparemment, cela n’est pas gênant. Tant mieux pour les enfants.

Une tringle à rideau et 2 rideaux : « pas question ! » a déclaré la mairie

Seule ombre au tableau : les dortoirs pour la sieste sont surchargés. L’école a voulu aménager une salle de classe non utilisée en dortoir. Il suffit s’y installer une tringle à rideaux et un grand rideau occultant. Refus de la mairie : choix politique et non financier.

« Les élus ont décidé ! », c’est tout… Le sujet a bien été remonté en conseil municipal par l’opposition, mais la majorité campe sur sa position. Rajouter 125.000 euros pour embellir encore plus l’avenue du Général de Gaulle qui a déjà couté plus d’un million, c’est possible. Mais poser une tringle à rideau pour permettre une bonne sieste, impossible !

L’extension de l’école A. Vincent laisse beaucoup d’amertume.

A l’école A. Vincent, l’ambiance était tout autre. L’extension de l’école (4 classes supplémentaires et l’agrandissement de la cantine) ont laissé un goût amer (lire notre Infolettre de juin 2018…).

Notre visite l’a confirmé : les travaux et aménagements intérieurs laissent beaucoup à désirer. Quant aux aménagements extérieurs, ils sont toujours attendus… Dommage que la fête ne soit pas partagée par tous.


La fermeture de classe à la nouvelle école maternelle ne devrait pas avoir lieu

Au mois de mars, la nouvelle a stupéfié tout le monde : l’inspection académique fermera une classe dans la nouvelle école maternelle en septembre prochain !

A quelques semaines de l’inauguration de l’école maternelle P.Kergomard, le rectorat annonçait la fermeture d’une classe dans cette école faute d’inscriptions suffisantes pour septembre 2019.

La mobilisation des parents d’élèves a été exemplaire : pétition lancée, manifestation, appel aux pré-inscriptions, présence lors de l’inauguration, mobilisation de tous les grands élus… L’opposition a également alerté les services de l’académie et a reçu une réponse encourageante (voir le courrier de réponse ci-contre). Les services de la mairie, eux aussi largement mobilisés, ont annoncé la bonne nouvelle le 25 avril : 191 enfants pré-inscrits pour un minimum de 186.

Le 25 avril : la fermeture de classe devrait être évitée

Notons que la mairie a décidé en catastrophe de ré-ouvrir une classe de pré-petite section (moins de 3 ans), service public qui avait disparu depuis 3 ans.

Cette expérience doit nous interroger. Comment éviter de se retrouver contraints par les chiffres ? Comment s’organiser et empêcher un tel stress et une telle dépense d’énergie par les parents qui en dépensent bien assez par ailleurs ? Tout élu, garant de ce service public si cher aux citoyens qu’est l’école, doit se mobiliser et tirer les conséquences de cette expérience pour faire mieux à l’avenir.


Immeubles à La Ménardais : une mobilisation sans précédent

Le projet des 2 immeubles en plein centre du village de La Ménardais mobilise contre lui la majorité des habitants du quartier.

Dans notre Infolettre de février, nous pressentions qu’un collectif d’habitants voulait se mobiliser pour protester contre le projet de 2 immeubles dans le centre de La Ménardais. C’est le cas : un groupe d’habitants animent la fronde avec l’Association des Habitants de La Ménardais. Une pétition a été lancée et a recueilli plus de 250 signatures. Ce collectif est venu interpeller les élus de la majorité lors du conseil municipal en mars. Le constat est donc très clair : les habitants du quartier ne veulent pas de l’urbanisme tel qu’il est proposé par la mairie dans leur village.

Une seule issue : la mairie doit refuser le projet.

Le projet arrive fin mai au terme de son instruction. Nous demandons donc à la mairie de refuser le projet. Mais ce refus ne suffira pas.

Il faut aussi que la mairie change les orientations d’aménagement du secteur en annulant la densité de 75 logements à l’hectare (plus que dans le bourg !) et en annulant les possibilités de construire des bâtiments du type immeuble. Sans cela, nous reverrons dans quelques mois des projets tels que celui décrié par les habitants…

Et on change tout cela pour quoi ? Sans remettre en question la valorisation du foncier des vendeurs, Eco-habitats, petit espace de protection de la biodiversité, atelier partagé intergénérationnel, lieux conviviaux de rencontre (café, parc pour enfants…), ruches, … tout cela, c’est possible. Des idées innovantes et garantissant une réelle qualité de vie, nous en avons plein. Les riverains et habitants aussi. Emparons nous tous ensemble de cet enjeu.


Protection du cachet de La Ménardais : ce n’est pas gagné

Deux nouveaux exemples d’urbanisation à La Ménardais montrent que le combat pour préserver le cachet du village est loin d’être gagné.

A l’angle de la rue Des Landes et de la route départementale, un lotissement est en train de sortir de terre. Ces parcelles sont situées sur une ancienne carrière. A l’automne 2018, la journée du patrimoine avait choisi comme lieu de rassemblement cette parcelle à l’ombre des chênes comme le montre la photo ci-dessus.

Aujourd’hui, voilà ce qu’il en reste : rien ! La mairie n’avait prévu aucune protection du paysage et n’a rien imposé aux promoteurs lors de l’instruction du permis de construire.

Autre exemple : au carrefour rue de La Loeuf et du Pâtis Bochet : une des plus anciennes longères du quartier a vu une nouvelle construction s’implanter à 3 mètres de toute la façade !

La densification dans nos villages, nous n’y sommes pas hostiles, mais elle doit se faire dans le respect du cachet, du paysage et du patrimoine bâti environnant. Sans cela, nous allons dévisager nos lieux de vie.


La ZAC de la Belle Etoile a-t-elle perdu sa bonne étoile ?

La demande d’implantation des 7 commerces dont un LIDL et une enseigne bio (BIOCOOP ?) à la Belle Etoile a été retoquée par la Commission Départementale de l’Aménagement Commercial (CDAC) le 27 février dernier.

La ZAC de la Belle Etoile est la zone où doit s’agrandir le Super U et s’implanter de nouveaux commerces. Le projet a été lancé en 2012 mais n’arrête pas de connaitre des difficultés. En effet, en 2012, lorsque nous étions aux responsabilités, nous avions arrêté un plan d’aménagement après une belle expérience de concertation et de co-construction avec les habitants. Les participants aux réunions publiques à la salle Simone de Beauvoir s’en rappellent. Le Super U devait s’agrandir sur son emplacement actuel ainsi que des commerces complémentaires autour. Mais patatras, le changement d’équipe municipale en 2014 remet tout en cause. Le projet est abandonné et la nouvelle majorité propose et adopte sans la moindre concertation un nouveau plan d’aménagement. Le Super U devra alors s’implanter en face de Carital. Le dossier suit son court et nouvelle surprise, en décembre 2016, la majorité annonce le retour à la case départ : le plan d’aménagement de 2012 est repris, et le Super U s’agrandira autour de son emplacement actuel. 4 ans de perdus… En 2018, la mairie présente le projet d’un ensemble de 7 commerces à côté du futur agrandissement du Super U. Dont acte, mais aucune information supplémentaire sur qui va s’implanter, quand…

Encore des mois de perdus pour le développement de la ZAC de La Belle Etoile

Fin mars 2019, par hasard, l’opposition apprend que les 7 commerces ont leur enseigne, et que leur autorisation d’implantation a été demandée à la Commission Départementale d’Aménagement Commercial sans qui rien ne se fait. Résultat : REFUS !

Sans aucune information au préalable aux conseillers municipaux (en tout cas à ceux de l’opposition), sans aucun débat ni discussion sur la nature des activités et des enseignes retenues, l’intercommunalité a présenté en catimini le 27 février le projet des 7 commerces. Le refus très clair de la CDAC à ce projet de ces 7 commerces nous parait à ce jour et selon les informations dont nous disposons tout à fait justifié. Mais le dossier est tellement opaque que nous avons demandé des éclaircissements que nous n’avons pas encore. Rendez-vous à notre prochaine Infolettre pour toute la vérité sur ce dossier !


La majorité s’intéresse – trop tard ! – à un réseau de chaleur dans le bourg

Le budget 2019 de la commune s’affiche Développement Durable avec une étude pour un réseau de chaleur. Pour nous, c’est de l’argent dépensé pour rien… Pourquoi ?

La municipalité annonce dans son budget 2019 la mobilisation d’une enveloppe financière pour lancer une étude sur la faisabilité d’un réseau de chaleur sur le bourg. C’est vrai qu’il y a des équipements publics, des collectifs d’habitations, de la densité urbaine… Pourquoi pas… Sauf qu’un réseau de chaleur, cela consiste à prévoir des centrales de chaleur (chaudières), des tuyaux bien isolés et enterrés profondément pour éviter les pertes de chaleur et qui distribuent l’eau chaude produite par la/les centrale/s à chaleur, et des échangeurs au pied de chaque bâtiment (système qui distribue la chaleur dans le bâtiment concerné). Voilà le B-A-BA d’un réseau de chaleur.

Le plus gros investissement dans ce type de projet, c’est donc de creuser sous les routes et voiries et d’enterrer à plusieurs mètres de profondeur les tuyaux spécialement conçus pour éviter les pertes calorifiques.

Il fallait y penser AVANT de faire à neuf l’avenue De Gaulle et la ZAC de La Belle Etoile

Qui va croire que la municipalité sera prête à casser toute l’avenue De Gaulle à peine inaugurée ou encore la ZAC de La Belle Etoile -secteurs les plus propices à un réseau de chaleur- pour faire passer toute cette tuyauterie alors que toutes les routes et aménagements sont tout neufs ? Difficile d’imaginer que cela puisse se faire rapidement. Le budget pour cette étude risque bien d’être de l’argent dépensé pour rien. Encore une fois sur ce dossier, tout est fait à l’envers…


Etanchéité à l’air du Pôle enfance : CLAP de FIN !

Le 6 mars un expert a passé son après-midi à essayer de mesurer l’étanchéité à l’air du pôle enfance. En vain, ça fuit de partout, les contrôles n’ont pas pu se faire dans les règles de l’art.

Vous vous souvenez de notre dernière Infolettre sur le sujet ? Petit rappel… L’opposition a demandé de contrôler si le pôle enfance respectait la règlementation thermique 2012. En début d’année, une première tentative avait avorté puisque l’expert avait remarqué de multiples défauts dans les travaux pour permettre les tests. En mars, deuxième tentative. Tous les défauts repérés en début d’année ont été corrigés. Donc mise en place des appareils de test et de contrôle, et… Impossible de mettre en pression le bâtiment : de multiples prises d’air venant de la toiture sont constatés.

Nos élus présents et témoins de ce constat (aucun élu de la majorité n’a pointé le bout de son nez, que faut-il en conclure ?) ont demandé à l’expert d’évaluer les prises d’air. Tant bien que mal, l’expert a affirmé que les prises d’air à travers la toiture pouvaient s’évaluer à l’équivalent d’un trou béant dans la toiture d’un mètre par un mètre ! Imaginez la même chose chez vous et demandez-vous si chauffer un bâtiment avec un trou d’un mètre carré dans votre toit est bien responsable…

Les prises d’air à travers la toiture équivalent à un trou d’1 mètre x 1 mètre dans le toit !

Au conseil municipal d’avril, nos élus ont demandé le transfert du budget pour l’étude sur un réseau de chaleur dans le centre bourg à des travaux pour rendre étanche la toiture du pôle enfance aux prises d’air. Va-t-on être entendu ?


La Médiathèque : des milliers d’années de gaz à effet de serre dans la climatisation

Le système de chauffage tout neuf choisi pour la Médiathèque est un système « à l’ancienne » et néfaste pour l’environnement.
Transition énergétique : mais où es-tu à Treillières ?

La mairie a choisi d’installer dans la Médiathèque un chauffage de type climatisation réversible. En hiver, c’est une climatisation « chaude », en été, c’est une climatisation « froide ». Concrètement, ce genre de chauffage est appelé « à cassettes ». Il est posé dans les faux plafonds et a été très en vogue dans les magasins, galeries marchandes ou agences bancaires. Techniquement, ce type de chauffage/climatisation utilise des fluides frigorigènes à base de gaz non naturels créés par l’industrie chimique qui ont un pouvoir à effet de serre très importants. Ces gaz mettront des milliers d’années à se désintégrer et disparaître dans l’atmosphère, et renforceront le réchauffement climatique. Plus aucune collectivité responsable ne se lance dans de tels équipements. La preuve, ces gaz vont être interdits en 2025.

Nous regrettons beaucoup que la municipalité s’enferme dans de tels choix alors qu’il existe tant de solutions plus innovantes et responsables. Nous, nous avons vraiment envie d’autre chose pour tous nos équipements municipaux. Et vous ?


Vote contre une subvention à une association… qui fait son travail !

L’association régionale de protection de l’environnement BRETAGNE VIVANTE travaille depuis 2012 avec l’école A.Vincent sur un espace autour d’une mare devenu « la Réserve Naturelle Educative Galliane ». Des élus de la majorité lui ont refusé une subvention. Pourquoi ?

Pour effectuer un suivi de la biodiversité au sein de cet espace naturel qu’est la Réserve Naturelle Educative Galliane, l’association Bretagne Vivante a sollicité une subvention pour financer l’étude requise. C’est tout à fait logique dans le cadre du partenariat de longue date et de qualité entre l’école Alexandre Vincent et l’association. Surprise au conseil municipal, 5 conseillers municipaux de la majorité, dont un adjoint et 2 délégués, ont voté contre ou se sont abstenus pour cette autorisation de subvention. Mais pourquoi donc ? L’association ferait-elle mal son travail avec tous nos jeunes écoliers ?

Il se trouve que cette association est tellement sérieuse que les autorités – dont la préfecture – lui ont donné l’agrément de pouvoir représenter et défendre l’intérêt général dans tous les litiges et délits environnementaux. Et bien sûr, à Treillières, nous avons connu depuis 2 ans des dossiers peu communs et graves dans ce domaine : la création d’un hippodrome sur une zone humide sans aucune autorisation et la découverte d’une décharge municipale illégale en plein milieu de notre campagne. Bretagne Vivante a fait son travail et a déposé plainte dans chacun de ces dossiers.

La mairie étant directement visée par l’enquête de gendarmerie pour la décharge, des conseillers municipaux étant membres de l’association directement visée par l’enquête de police pour la création de l’hippodrome, y aurait-il un lien avec le vote de certains élus de la majorité sur un sujet qui n’a absolument rien à voir ?


Quand INSTAGRAM se mêle de développement durable…

Vu sur le compte INSTAGRAM de la mairie : le lâcher de ballons gonflables lors de l’inauguration de la nouvelle école primaire ne fait pas l’unanimité !

Le service communication de la mairie a voulu mettre en avant le lâcher de ballons fait par les « officiels » le 23 mars : ciel bleu, jolis ballons blancs s’élevant dans les airs… La photo était belle.
Sauf que les « suiveurs » de ce réseau social ont fait remarquer que les ballons gonflables, ça n’était pas sérieux sur le plan du développement durable : c’est du plastique dans la nature et pas autre chose. La mairie a aussitôt mis en avant que les ballons gonflables étaient « biodégradables ». Il n’a pas fallu longtemps aux internautes pour faire remarquer que même les ballons dits « biodégradables » mettent plusieurs mois voire années à disparaître dans la nature, et encore si et seulement si ils ne sont pas ingurgités avant par les oiseaux. Sans compter que le ruban sur chaque ballon, lui, était forcément en plastique et que maintenant les collectivités responsables ne faisaient plus de lancer de ballons gonflables ! Une erreur à ne pas renouveler ou une pratique « à l’ancienne »… ? Pas de réponse du service comm de la mairie… Ça alors, pourquoi ?


Visitez notre site internet !

Vous y retrouverez toutes nos newsletters, nos expressions politiques diffusées dans le magazine municipal et nos tracts.


Rendez-vous très bientôt pour de nouvelles informations.


Cette Infolettre vous plait ?
Diffusez-la à vos amis, à vos voisins ou à votre famille !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.