Expression politique du groupe d’élus Vivre à Treillières – 3e trimestre 2017

Sur notre commune, toutes nos écoles primaires publiques connaissent des chamboulements en cette rentrée scolaire. L’augmentation des effectifs demande des capacités supplémentaires. Pour y répondre, la municipalité a lancé des travaux nécessaires mais tardifs. En effet, les extensions des écoles et la nouvelle école vont arriver bien tard. Plusieurs modulaires ont été installés et les enfants vont devoir vivre une partie de leur scolarité dans ces constructions temporaires. Ces surcoûts auraient pu être évités en anticipant ces travaux 2 ans plus tôt. Lorsque nous étions aux responsabilités, nous avions fait avec les services municipaux une prospective sur les besoins en capacité scolaire. En 2011 et 2012, nous avions alors prévus qu’il y aurait autour de 1129 élèves à la rentrée 2017. La réalité : 1135 élèves étaient inscrits en juillet dernier pour cette rentrée… Il y est étonnant et incompréhensible que la municipalité actuelle ne se soit pas appuyée sur nos prévisions.

8 millions d’euros d’investissement dans des nouveaux bâtiments municipaux viennent d’être votés ces derniers mois. Pas une seule de ces constructions ne sera exemplaire lors de sa livraison sur cet enjeu qu’est la transition énergétique, enjeu dans lequel notre commune doit s’impliquer à fond. Ces projets engagent la commune sur des dizaines d’années et aucun d’entre eux ne validera des labels d’efficacité énergétiques audacieux. La conséquence directe sera que les frais de fonctionnement pour leur confort d’utilisation seront importants. Beaucoup de communes construisent déjà en « passif » et/ou préparent la règlementation thermique 2020 (RT-2020). Rien de cela à Treillières : la nouvelle école suivra une norme 3 fois moins performante que le « passif », 4 fois moins que la RT-2020, les extensions des écoles et le futur pôle enfance devraient être au label ancien et déjà dépassé de la règlementation thermique 2012.

Se lancer vers des labels d’efficacité énergétique audacieux, c’est bien sûr un choix pragmatique et de bon gestionnaire sur les futurs frais d’entretien et coûts d’énergie. Mais il nous semble aussi que c’est un choix politique et une responsabilité à prendre au niveau de notre commune pour protéger notre planète et notre environnement au quotidien. La municipalité actuelle ne le fait pas en ratant sa transition énergétique. Il nous faudra y remédier.

Les conseillers municipaux du groupe « Vivre à Treillières » : Emmanuel Renoux, Soumaya Bahiraei, Alain Blanchard, Martine Morel, Jean-Pierre Tual, Joëlle Chesnais