Expression politique du groupe d’élus Vivre à Treillières – 2e trimestre 2019

Un vent de colère souffle en ce moment sur une partie de la commune. Deux collectifs d’habitants se sont créés : un à la Ménardais, l’autre dans le quartier de l’avenue de la Gare. Des pétitions ont été lancées : près de 400 signatures pour l’une, plus de 250 pour l’autre. Des observations à l’enquête sur le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal ont été déposées, des dizaines de personnes se sont déplacées à nos permanences, des réunions de quartier à l’initiative des collectifs se sont tenues. Le tout bien relayé par la presse…

Pourquoi une telle mobilisation ?

Tout d’abord, à la Ménardais comme dans le bourg, le sentiment est général : STOP au béton. Vous voulez vivre dans des quartiers qui ont du cachet, où vous vous sentez bien. Le projet de construire deux immeubles en plein cœur du village de la Ménardais est une aberration. Les habitants attendent tout le contraire pour mettre en valeur leur village. Idem avenue de la Gare dans le centre bourg : la décision de la mairie de faire construire un foyer de jeunes actifs de 20 logements sur la quasi-totalité de l’espace vert (avec les tables rondes en béton…), où tellement de monde a ses habitudes, suscite l’incompréhension des riverains. Sur ce projet, nous comme le collectif d’habitants le disons clairement : OUI à un foyer des jeunes travailleurs à Treillières, mais pas là. D’autant que les solutions alternatives existent à quelques dizaines de mètres.

Ensuite, cette levée de bouclier se comprend aussi parce que, vous, habitants et riverains des quartiers concernés, vous ne voulez pas qu’on vous impose des projets en vous mettant devant le fait accompli. Force est de constater que c’est bien cette méthode que la municipalité applique en catimini sur nombre de dossiers, en ne les présentant que lorsque tout est bouclé et figé : « Circulez, y’a rien à voir » ! Cette façon de faire de la majorité municipale devient insupportable pour beaucoup.

Ces constats nous confortent dans nos décisions de vous avoir informés avant qu’il ne soit trop tard : tracts, permanences, interpellations en conseil municipal… Et toute cette démarche est riche dans les 2 sens : les riverains ont l’information que la municipalité ne leur donne pas, et nous amène, à nous élus, des solutions pertinentes. Finalement, rien d’extraordinaire, nous faisons notre rôle d’élus : informer, écouter et concerter. Respect des espaces verts, décision participative, qualité de vie, voilà ce que nous vous proposons. Il faut arrêter de livrer Treillières aux promoteurs.  

Les conseillers municipaux du groupe « Vivre à Treillières » : Emmanuel Renoux, Soumaya Bahiraei, Alain Blanchard, Hélène Jalin, Jean-Pierre Tual, Gwenn Boulzennec

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