Expression politique du groupe d’élus Vivre à Treillières – 2e trimestre 2018

Depuis 3 mois de nombreux sujets ont traversé l’actualité municipale avec notamment le budget 2018. Un paradoxe nous a marqué : d’un côté un endettement qui s’accroît à un niveau jamais atteint depuis 2004, de l’autre des autorisations à construire qui ne cessent d’augmenter avec plus de 250 logements livrés d’ici 18 mois. Avons-nous les infrastructures pour les accueillir ? Non. Et la majorité évite de répondre à la question centrale : comment la commune financera les services publics nécessaires à toute cette population avec un endettement déjà aussi fort aujourd’hui ?

5 à 7% de population en plus d’ici 2 ans. Pour rappel, nous, nous proposions une telle évolution sur 12 ans, pas sur 18 mois… En tant qu’opposition et même si ce ne sont pas nos choix, nous devons nous adapter et proposer. La bibliothèque actuelle va fermer à la fin de l’année avec l’ouverture de la médiathèque. Transformons-la en un espace de travail partagé et collectif pour les co-workers ou le télétravail. Offrons ainsi une réponse aux nouveaux styles de vie et de travail des habitants de la commune et à leur problématique de déplacements.

La qualité de vie, c’est celle de notre environnement aussi. Nous vous informons qu’une enquête judiciaire est en cours sur la destruction de plus de 4 hectares de zones humides et d’un cours d’eau près du Pigeon Blanc. Nous attendons les conclusions de cette enquête qui vient d’être transmise au parquet. Mais nous sommes étonnés de la discrétion de la majorité sur ce sujet : aucune autorisation administrative délivrée avant les travaux, aucun constat d’infraction ni de plainte déposée après… Pourquoi le maire n’exerce pas son pouvoir de police environnementale ?

Sur les pouvoirs de police du maire, nous avons fait en avril une découverte. Le saviez-vous ? Nous non… Le maire a transféré tous ses pouvoirs de police spéciale -notamment la circulation et la voirie- au président de l’intercommunalité. C’est donc ce dernier qui signe tous ces arrêtés municipaux et qui en porte la responsabilité juridique. Ce transfert a eu lieu en … 2014 ! Ce magazine en parlera sûrement. Mais est-ce bien normal d’attendre que l’opposition le découvre pour informer la population 4 ans après ? En tout cas, preuve en est que les élus d’opposition travaillent au quotidien et, vigilants, qu’ils ont à cœur de vous tenir toujours informés.

 

Les conseillers municipaux du groupe « Vivre à Treillières » : Emmanuel Renoux, Soumaya Bahiraei, Alain Blanchard, Hélène Jalin, Jean-Pierre Tual, Christian Lemarchand

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